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Création d’un « Conseil franco-gabonais des affaires » au service de la croissance économique gabonaise : de nouvelles opportunités pour les investisseurs économiques
Lors de sa visite de travail et d'amitié au Gabon, le 24 février 2010, le Président Sarkozy a salué les mesures prises et les objectifs fixés pour l'émergence du Gabon, par son homologue Ali Bongo Ondimba. Comme le chef de l'Etat Français l'a annoncé lors de son discours à Libreville, ce même jour, la France souhaite contribuer à leur réalisation en encourageant l'accroissement des flux d'investissements français au Gabon. La mise en place du « conseil franco-gabonais des affaires » offre un cadre inédit pour des échanges directs sur les priorités du Gabon, les opportunités d'investissement et l'environnement des affaires :
« La force de nos relations ne saurait se mesurer uniquement à l'aune de notre coopération et des relations entre nos pouvoirs publics. Elle repose également sur les opérateurs économiques, que nous avons décidé de mobiliser davantage au service de l'investissement, de l'emploi et de l'accélération de la croissance économique. Notre Plan d'action se fixe pour objectif d'encourager l'accroissement des flux d'investissements français au Gabon. A cet égard, j'ai estimé souhaitable, et vous en avez convenu, de formaliser le dialogue entre les investisseurs français et les autorités gabonaises sous la forme de rencontres trimestrielles. Ce nouveau « conseil franco-gabonais des affaires » offre un cadre inédit pour des échanges directs sur les priorités du Gabon, les opportunités d'investissement et l'environnement des affaires. Il doit orienter et faciliter les décisions d'investissement et mobiliser davantage les sociétés françaises au service de la croissance économique du Gabon. Je pense aux sociétés qui sont déjà implantées chez vous, mais aussi à celles qui ne le sont pas encore. Près de 160 sociétés françaises développent déjà au Gabon des partenariats industriels, emploient plus de 10.000 salariés et réalisent près de la moitié des exportations du pays. Tous vos grands projets d'infrastructure sont suivis par les groupes français. Ceux-ci font face à une concurrence accrue, mais qui s'en plaindra, dès lors que chacun l'affronte à armes égales ? Cette concurrence a, de surcroît le mérite de démontrer que la France et ses entreprises n'ont pas hérité d'une position privilégiée, mais qu'elles la méritent. Monsieur le Président de la République, vous avez fait de la création de valeur ajoutée au Gabon et de la diversification des moteurs de la croissance, les objectifs prioritaires de votre politique économique. Ces objectifs, la France souhaite contribuer à leur réalisation. En apportant son expertise, lorsque celle-ci sera souhaitée. En facilitant aussi l'octroi aux entreprises, françaises comme gabonaises, de financements privés adaptés. La transformation sur place des richesses locales, en particulier du manganèse et du bois, fera l'objet d'une attention spécifique. L'évolution du couvert forestier dans la région, qui a lancé récemment la construction d'une unité métallurgique dans le Haut-Ogooué, a déjà répondu présent. Je sais que la même société envisage de développer ses activités au-delà du seul manganèse. Je souhaite qu'elle le fasse avec la participation de l'Etat gabonais pour élargir et renforcer le partenariat industriel qui existe déjà au sein de la COMILOG. Il s'agit d'un autre aspect important de notre Plan d'action. Construire le progrès social Au même titre que les accords que nous allons signer, ces investissements en cours sont le gage de la volonté de la France de s'engager dans la durée aux côtés du Gabon. J'ai visité aujourd'hui l'unité de production de contreplaqué du groupe Rougier à Owendo, symbolique des efforts de ce groupe dans ce domaine. La démarche de certification dans laquelle il s'est engagé est très exigeante. Elle répond à un objectif à long terme d'exploitation durable de la forêt gabonaise, mais aussi à un objectif immédiat en termes de responsabilité sociale à travers le logement, la santé et la formation. Je sais qu'à son image d'autres opérateurs français du secteur bois s'apprêtent à accélérer le processus de transformation locale. Ils pourront compter sur l'appui du gouvernement français pour le faire. Ces deux thèmes, celui de la gestion durable des forêts et de la responsabilité sociale des entreprises, me semblent essentiels. Ils seront au cœur du prochain sommet Afrique/France de mai 2010. Monsieur le Président de la République, Vous m'avez fait part, dés notre premier entretien, au lendemain de votre élection, de votre souhait que les banques installées au Gabon contribuent davantage au financement de l'économie gabonaise. Notre plan d'action apporte à cette préoccupation une réponse rapide, sous la forme de la mobilisation d'instruments de garanties pour permettre aux banques commerciales de disposer des ressources permettant un financement accru et à plus long terme de l'économie. Un protocole d'accord sera signé dès aujourd'hui entre l'AFD et la BICIG. Mais je suis conscient qu'il ne suffit pas d'améliorer l'offre de financement pour accélérer l'investissement. Il faut aussi améliorer la qualité des demandes des PME. C'est pourquoi notre Plan d'action prévoit la mise œuvre d'un programme de mise à niveau comparable à ceux qui ont fait leur preuve dans les pays émergents. » Legabon.org, le 25 février 2010
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