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Les indicateurs economiques au beau fixe
Au cours de sa première réunion de l’exercice 2008, tenue le 12 février à Libreville, le Comité monétaire et financier national s‘est réjouit de la santé économique du Gabon. Le pays a enregistré un taux de croissance de 5% en 2007, les avoirs extérieurs sont au beau fixe et l’accroissement des crédits bancaires à moyen terme oscille entre 10% et 15%.
Le Comité monétaire et financier national s'est réuni le 12 février dernier à Libreville pour la première des trois réunions de l'exercice 2008. Présidé par le ministre des Finances, Paul Toungui, la réunion du Comité monétaire et financier national avait pour objectif de faire le point sur la situation macroéconomique et bancaire du pays au cours de l'exercice 2007 et de tracer les perspectives économiques pour l'année en cours. Le Comité a déclaré que l'activité économique du pays s'est révélée satisfaisante en 2007 avec de bonnes performances au niveau des industries extractives, des secteurs secondaire et tertiaire. Le pays a enregistré un taux de croissance de 5% en 2007, les avoirs extérieurs sont au beau fixe et l’accroissement des crédits bancaires à moyen terme oscille entre 10% et 15%. Les conclusions de cette réunion ont également révélé un excédent de 330 milliards de FCFA dans l'exécution budgétaire des finances publiques au mois d'octobre 2007. Le déficit primaire non pétrolier a été contenu à 9,2% du Produit Intérieur Brut Hors Pétrole (PIBHP) pour un seuil annuel maximum de 11,6% du PIBHP dans le programme. Enfin le Comité monétaire et financier national a proposé l'adoption des objectifs monétaires et de crédit pour l'exercice 2008. Il a par ailleurs approuvé les efforts du Gabon pour le respect des quatre critères de convergence fixés par la Communauté Economique et Monétaires d'Afrique Centrale (CEMAC) dans le cadre de la surveillance multilatérale des économies de la zone. Le seul critère qui n'a pas été respecté est celui de l'inflation. Les indicateurs économiques positifs du Gabon, et ces performances économiques encourageantes contrastent avec la conjoncture économique mondiale plombée par la crise financière et le spectre d'une récession économique aux Etats-Unis. Source : Gabonéco, février 2008 Dossier Ressources naturelles : Construction de l’école des Mines de Franceville
Le Président Omar Bongo Ondimba a procédé le 17 mars dernier au lancement officiel des travaux de construction de la première école gabonaise des Mines à Franceville ainsi que de la cathédrale de Franceville et du nouveau palais présidentiel.
« L’école nationale des Mines et de Géologie appliquée » sera située dans la banlieue de Franceville, dans le même périmètre qu’un institut d’agronomie et qu’un lycée d’excellence. Elle formera en deux ou trois ans d’études 250 à 300 techniciens supérieurs et des ingénieurs dans les domaines des mines et de la géologie, qui sont actuellement formés en Afrique du sud et en Europe. L’établissement devrait ouvrir ses portes pour l’année académique 2010-2011. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, Dieudonné Pambo, la future école des mines doit préparer les jeunes gabonais à participer à l’exploitation des richesses minières de leur pays. « Le Gabon est un pays minier. On a en perspective l’exploitation du gisement de fer de Belinga. Nous avons également des gisements de fer et d’uranium qui sont découverts ici et là. Il y a de la baratine, du talk… Bref, toutes sortes de gisements dont recèle le sous-sol de notre pays. Cette école nous prépare à une exploitation massive de ressources ». Depuis 1962, le Gabon exploite à Moanda, dans le Haut-Ogooué (sud-est), un important gisement de manganèse dont la production est passée de 1,9 million de tonnes en 2000 à 3,2 millions de tonnes en 2007. L’exploitation du minerai de fer de Bélinga, dans la province de l’Ogooué-Ivindo (nord-est) devrait générer quelques 30 000 emplois. Le nouveau palais présidentiel du village provincial de Ménaille Epilla remplacera l’ancien palais qui accueille le siège de la future école doctorale régionale. Quant à la future cathédrale de Franceville, elle est érigée au centre de la ville. Ces trois constructions font partie du programme de décentralisation des infrastructures de développement de base et de modernisation de l’arrière pays afin de relancer l’activité économique et sociale. >> Lire aussi l’article sur les réserves d’énergie de manganèse : (Pdf 855k) « Grâce à l’un des plus grands gisements de manganèse de haute qualité de la planète, le pays tire profit de l’essor de l’industrie sidérurgique. Sa production record pourrait en faire le n°1 mondial du secteur très bientôt. » (pdf de Gabon Magazine). Legabon.org, mars 2008 L’Etat a emprunté 180 milliards de francs CFA pour la réalisation de travaux publics
Le Conseil des Ministres a approuvé, le 28 février dernier, les projets de lois autorisant l’Etat gabonais à emprunter des fonds auprès d’organismes internationaux pour la réalisation de travaux publics : terrassements généraux, routes, alimentation en eau et en électricité, construction de logements sociaux.
Quatre emprunts s’élevant à plus de 180 milliards de francs CFA vont permettre de financer : - Le projet d’électrification de la périphérie nord de Libreville, le Cap Estérias et la zone de Franceville/Andjogo/Okondja. Deux emprunts ont été contractés auprès de la banque de financement et d’investissement du groupe Crédit Agricole, Caylon, pour un montant de 1,7 million d’euros (1,1 milliard de francs CFA) et 9,6 millions d’euros (6,3 milliards de francs CFA). - La construction de logements socio-économiques à Libreville : emprunt contracté auprès de l’Export-Import Bank of India, d’un montant de 14,5 millions de dollars US (6,5 milliards de francs CFA). Le ministre de l’Habitat, Patrice Tonda, avait rencontré les responsables des groupes indiens Deep Group of Companies et CCPL, en février dernier. - Le bitumage des axes routiers Fougamou/Mouila, la Leyou/Lastourville et Ndendé/Lebamba. Ce quatrième emprunt a été contracté auprès de la Banque Africaine de Développement (la BAD). Pour la réalisation de ces chantiers, l’Etat gabonais a lancé un appel d’offres d’un montant de 92 millions de francs CFA. >> En savoir plus sur cet appel d’offres. Legabon.org, mars 2008 Rachat anticipé de la dette gabonaise auprès du Club de Paris
Le gouvernement gabonais s’est réjoui d’avoir remboursé par anticipation 86% de sa dette auprès du Club de Paris.
Le gouvernement a totalement remboursé la dette admise en janvier 2008, soit 752,3 milliards de francs CFA. Le Conseil des ministres qui s’est tenu le 14 février dernier, sous la présidence du chef de l’Etat, a hautement apprécié cette initiative prise sur instruction personnelle du Président de la République, qui a permis une insertion réussie du Gabon sur les marchés de capitaux. Et ce, malgré le contexte morose au niveau des places boursières du fait de la crise des «subprimes». Les résultats exceptionnels obtenus par cette opération placent désormais le Gabon sur l'écran radar des investissements internationaux. « Tous ces résultats sont la conséquence, d'une part, du climat de paix et de stabilité qui règne sur le territoire gabonais, d'autre part, des réformes économiques et financières mises en œuvre sous l'impulsion du Président Omar Bongo Ondimba auquel le Conseil tient, en cette circonstance, à rendre un hommage appuyé et mérité. Rappelons que grâce à ces emprunts et à nos ressources propres, le gouvernement a totalement remboursé la dette admise en janvier 2008, soit 752,3 milliards de francs CFA. Le rachat anticipé de 86 % de la dette au Club de Paris permet désormais à notre pays de sortir de la tutelle de ce Club, renforcer son crédit et son prestige international et d'avoir désormais une politique active de gestion de la dette. » Le Conseil a tenu, à cette occasion, à remercier tous les pays qui ont soutenu le Gabon dans cette opération, principalement la France, la Grande Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, l'Espagne, l'Italie et le Brésil. Il a également exprimé particulièrement sa gratitude à la France qui a accordé une décote supplémentaire de 5% (environ 50 millions d'euros), sous forme de conversion de créances, pour financer les projets de développement durable dans les domaines de la protection et du développement de la forêt gabonaise. Legabon.org, mars 2008
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