DISCOURS DU CHEF DE L'ÉTAT À L'OUVERTURE DE LA RÉUNION PLÉNIÈRE
Monsieur le Co-Président,
Mesdames et Messieurs les chef d'Etat et de gouvernement,
Monsieur le Secrétaire général
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Les Etats-Unis d'Amérique viennent de connaître des moments extrêmement difficiles et pénibles avec les ravages causés par le cyclone Katrina.
Au moment où s'ouvrent nos travaux ici à New York, permettez-moi d'exprimer à nouveau notre solidarité et notre sympathie aux autorités et au peuple Américain.
Mesdames, Messieurs,
Il m'est particulièrement agréable de co-présider avec vous, Monsieur le Premier ministre de Suède, cet important Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
Important parce qu'il doit nous permettre de faire le bilan des initiatives prises par les Nations Unies depuis le début des années 1990, pour relever les défis et menaces auxquels est confrontée l'humanité.
Je saisis cette occasion pour remercier solennellement tous les Etats-membres de l'ONU qui, au cours de la Cinquante-neuvième Session de l'Assemblée Générale, ont apporté leur soutien à la présidence gabonaise, assumée aussi au nom de l'Afrique.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Il y a cinq ans, nous avons adopté ici la Déclaration du Millénaire. Celle-ci réaffirmait notre foi collective en notre Organisation et sa Charte fondamentale indispensables pour un monde de paix, de prospérité et de justice.
Elle exprimait aussi, à travers un ensemble de recommandations et de décisions, notre volonté de construire ce monde.
Or, aujourd'hui force est constater que nous en sommes loin. Au niveau de la paix et la Sécurité collectives, nous assistons tous à la montée des actes de violence dans le monde. Ainsi, au Moyen-Orient, malgré les avancées notables, la paix ne se dessine pas encore de façon nette et durable.
En Afrique, si leur nombre a diminué ces dernières années, des conflits armés minent encore beaucoup trop de régions du continent.
En Asie, on compte aussi plusieurs foyers de tension.
Les maladies et la pauvreté frappent encore durement des millions de personnes dans les pays en développement.
Mesdames, Messieurs,
Des initiatives ont été prises récemment en faveur du développement. Dans cet esprit, je rends un hommage particulier au Premier ministre britannique Monsieur Tony Blair, à l'Union européenne, aux pays du G8 pour toutes les mesures d'appui au développement prises récemment.
Je tiens aussi à saluer l'éminente contribution du président de la République française Monsieur Jacques Chirac, qui a proposé de nouvelles sources de financement du développement.
Je note également les efforts conjugués des présidents du Brésil, de la France et d'autres pays, pour éradiquer la pauvreté dans le monde.
Enfin, j'aimerais souligner la récente décision des pays du " G77 + Chine " de créer un Fonds pour le développement dans le cadre de la coopération Sud-Sud.
Tous ces efforts visent la mise en oeuvre de la Déclaration du Millénaire.
Je dis alors la nécessité évidente que la Déclaration adoptée au terme ce Sommet ne soit pas simplement une déclaration de plus.
Je souhaite que naisse une nouvelle dynamique, que notre Sommet constitue un nouveau départ, plus d'engagement et de pragmatisme, pour répondre concrètement aux défis auxquels nous sommes contraints.
Excellences, Mesdames et Messieurs les chefs d'Etat et de gouvernement,
Les pays africains pour leur part, se sont résolument engagés dans cette voie. Le NEPAD a été créé. A nos yeux, développement, lutte contre la pauvreté, bonne gouvernance, sont un combat quotidien.
S'agissant de mon pays le Gabon, d'importantes mesures ont été prises afin de mobiliser davantage les ressources nationales.
Ceci dans le but de jeter les bases d'une croissance durable et diversifiée en vue de construire le progrès et lutter contre la pauvreté.
Pauvreté que nous voulons faire reculer également en combattant le Sida avec, notamment, les soins gratuits pour les malades les plus démunis et la construction de Centres de Traitement Ambulatoires dans tout le pays.
Par ailleurs., la bonne gouvernance a été renforcée la transparence améliorée, des codes sectoriels incitatifs mis en place.
Personne n'ignore que, partie de loin, l'Afrique fait face à des défis énormes.
Au regard du contexte international, il est donc de notre devoir d'agir ensemble pour laisser aux générations futures un monde meilleur.
Excellences, Mesdames et Messieurs les chefs d'Etat et de gouvernement.
Tout le monde reconnaît aujourd'hui qu'il ne saurait y avoir de paix véritable en l'absence d'un projet de développement.
L'on sait également qu'il serait dérisoire d'essayer de bâtir un développement durable sans paix et sécurité.
Nous devons donc nous féliciter de ce que le projet de Déclaration ait mis l'accent sur divers aspects importants concernant les questions urgentes de paix et de sécurité collectives.
De nombreux pays, et l'Afrique en particulier, auront besoin d'un tel cadre pour les aider à retrouver les chemins de la paix, de la stabilité politique et de la relance économique.
Je relève par ailleurs, avec intérêt les perspectives de l'adoption d'ici à l'année prochaine d'une Convention générale sur le terrorisme.
Paix, Droits de l'Homme et Etat de droit ont un caractère universel et indivisible. Nous devons donc soutenir davantage les mécanismes multilatéraux de promotion et de protection des Droits de l'Homme.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Parce que notre monde est global, parce qu'il doit être interdépendant et solidaire, il faut que notre Organisation commune, l'Organisation des Nations Unies, soit en mesure de jouer pleinement son rôle. Il faut donc en faire un outil efficace pour édifier un système multilatéral utile à tous.
Je me réjouis alors de ce que la Cinquante neuvième Session de l'Assemblée Générale ait jeté les bases d'une telle réforme. Et je salue le travail accompli en la circonstance par le président et son équipe, ainsi que le Secrétariat et l'ensemble des Etats-membres.
A l'heure où nous célébrons les soixante ans de notre Organisation, il est impératif que le processus des réformes aille à son terme.
C'est donc un nouveau départ que nous devons prendre tous ensemble, avec ce projet de déclaration.
Je vous remercie.
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 Omar Bongo Ondimba Président de la République Gabonaise, Chef de l'Etat et Goran Persson
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