Gabon industriel : un nouveau gisement de pétrole découvert à Lambaréné
La découverte d'un nouveau gisement pétrolier à Lambaréné, dans le Moyen-Ogooué, pourrait booster les performances économiques du secteur pétrolier et élever la croissance économique du Gabon au profit de la population. L'exploitation de ce nouveau gisement pourrait intéresser, en plus des sociétés pétrolières déjà présentes au Gabon, d'autres compagnies internationales. Celles-ci devront déployer une activité conforme au nouvel axe de développement basé sur l'industrialisation de l'économie gabonaise.
En effet, le Gabon connaît actuellement une réorientation de son économie basée sur le projet de Gabon Industriel développé par le Président Ali Bongo Ondimba, qui promeut le traitement et la transformation des matières premières au niveau local afin de faire entrer le pays dans l'ère de l'émergence.
Le secteur pétrolier dispose de nombreuses opportunités d'investissements. En mars 2009, la société pétrolière Maurel & Prom a lancé l'exploitation du champ d'Onal avec un débit initial de 10 000 barils par jour. La production totale de ce champ est estimée à environ 104 millions de barils sur une vingtaine d'années. Avec la mise en exploitation de 2 autres champs, ceux de Gwedidi et Omko, Maurel & Prom a atteint une production de 16 750 barils par jour.
Par ailleurs, le 10ème appel d'offres pour 42 blocs pétroliers en mer profonde d'une superficie de 110 000 m2 sera lancé en octobre, tandis que le Conseil des Ministres du 24 juin 2010 a annoncé la mise en place d'un environnement fiscal incitateur pour les opérateurs de la filière.
Source photo : http://www.maureletprom.fr
Legabon.org, le 24 août 2010
Gabon industriel : Une levée de fonds de 7 milliards de F CFA pour Petro Gabon
La société Petro Gabon, 2è entreprise sur le marché de la distribution de produits pétroliers, a ouvert depuis le 5 juillet une opération de souscription à un emprunt obligataire pour un montant plafonné à 7 milliards de F CFA.
Petro Gabon est le 4è opérateur économique à faire appel à ce système de levée de fonds pour financer son développement.

Les premiers pas de Petro Gabon à la Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC) ont été officiellement réalisés en début de mois. Jusqu'au 30 juillet, les investisseurs pourront souscrire une part de l'emprunt obligataire lancé par Petro Gabon pour un montant minimum d'émission de 10 000 F CFA avec un intérêt de 6%. Cet emprunt courra sur 7 ans mais il pourrait être prolongé si le plafond des 7 milliards n'est pas atteint, avec l'aval de la Commission de surveillance du marché financier (COSUMAF).
Selon les analystes, cette hypothèse serait peu probable, compte tenu de l'engouement national et sous-régional que suscite cette opération financière. Si, au contraire, le plafond des 7 milliards était dépassé, Petro Gabon pourrait procéder soit à un arbitrage, auquel cas les particuliers seraient prioritaires, soit à l'absorption du surplus. En effet, le besoin de financement de Petro Gabon s'élèverait en fait à 9,2 milliards de F CFA.
Petro Gabon est le 4è opérateur économique à émettre un emprunt sur le marché boursier sous régional via la BVMAC. Lors d'une conférence de presse à Owendo le 21 juillet dernier pour la présentation de l'emprunt, le Président de la COSUMAF, Alexandre Gandou, a défini la levée de fonds comme étant : « Un outil de financement long qui vient compléter les outils de financement courts et moyens proposés par le secteur bancaire ». L'emprunt obligataire de Petro Gabon met donc en exergue la fonction effective et de profitabilité de la levée de fond, outil communautaire lancé en 1998.
Rappelons que cette opération de financement doit permettre à Petro Gabon de mener à bien son projet de développement. Ce dernier a pour but d'élargir les investissements de la société dans les secteurs d'activités tels que les stations services, la vente des produits pétroliers, le gaz butane et les lubrifiants.
Cet essor se matérialisera à travers :
- La construction du centre de ré-épreuve gaz de la Lowé ;
- L'achat d'équipement de stockage de gaz ;
- L'acquisition de terrains ;
- La finition de la station-service des Charbonnages à Libreville ;
- Les constructions des stations-service de Ndjolé, de Moanda et de Libreville Nord.
Le projet du Président Ali Bongo Ondimba du Gabon industriel a ici trouvé un soutien financier propice à sa réalisation concrète et pérenne.
Legabon.org - 26 juillet 2010
Gabon vert : Création de 5 zones agricoles pour la sécurité alimentaire au Gabon
Le Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et du Développement rural, Raymond Ndong Sima, a annoncé le 25 juillet la création de 5 grandes zones agricoles sur l'ensemble du territoire national, destinées à assurer l'autosuffisance alimentaire du pays.

Cette décision, qui s'inscrit dans le cadre de la réalisation du programme de sécurité alimentaire, vise à « tourner la page des cultures de rente » grâce à de nouvelles techniques de production qui permettront d'augmenter le rendement, et au développement d'une agriculture de compétition. « Le gouvernement gabonais peut compter sur des partenaires tels que le Brésil, la Chine, Israël, le Maroc qui disposent d'une expérience avérée et peuvent soutenir la nouvelle approche agricole du pays », a assuré le Ministre Raymond Ndong Sima.
La nouvelle carte agricole, élaborée en se basant sur les similitudes forêt / savane et les points communs entre chaque province, classe l'Estuaire dans une zone à part entière. Les 4 autres zones correspondent au Moyen-Ogooué / Ogooué-Maritime ; à la Ngounié / Nyanga, au Woleu-Ntem / Ogooué-Ivindo et l'Ogooué-Lolo / Haut-Ogooué.
Cette véritable révolution verte sera accompagnée de mesures en faveur des opérateurs économiques. Le ministère de l'Agriculture, qui dispose d'un budget de 34 milliards de francs CFA destiné aux investissements, a notamment débloqué 900 millions de francs CFA pour la création d'un fonds de garantie pour les exploitants agricoles. Une politique foncière spécifique sera également mise en place, et la formation pour le secteur agricole sera renforcée.
« Nous devons bâtir une agriculture, une pêche et une aquaculture modernes, garantissant notre sécurité alimentaire », expliquait le Président Ali Bongo Ondimba dans l'axe 5 son projet de société, l'Avenir en Confiance. Assurément, le développement et la modernisation de l'agriculture sont des enjeux majeurs du pilier économique Gabon Vert.
Découvrez l'Axe N°5 du Projet de Société du Président Ali Bongo Ondimba
Legabon.org - 27 juillet 2010
Gabon Vert : SIAT Gabon va doubler sa production de caoutchouc en 2010
La société belge d'Investissement pour l'Agriculture Tropicale au Gabon (SIAT) entend doubler sa production de caoutchouc. L'objectif est de passer de 31 400 tonnes en 2009 à 60 000 tonnes en 2010.

Pour cela, un important programme de réhabilitation et de diversification des plantations sera mis en place, comme l'a expliqué Yan Roué, Directeur du site de Mitzic, dans le nord du pays : « Cette année, nous comptons produire plus de 60.000 tonnes grâce à une stimulation de la production avec du gaz injecté dans les poches ».
Créée le 5 avril 2004, SIAT Gabon possède un capital social de 12 milliards de francs CFA. L'ensemble des plantations de la société (qui cultive également des palmiers à huile) au Gabon couvre une superficie de 15 000 ha. Chaque arbre est exploitable entre 35 et 40 ans. La production artisanale, qui concerne 2 971 ha et 600 planteurs, représente 10% de la production totale de caoutchouc de la société.
SIAT s'implique fortement dans le développement économique du Gabon. Pour limiter l'impact de la crise économique sur les petits producteurs ruraux, l'entreprise avait effectué en janvier 2009 une baisse significative du prix d'achat du kilogramme de caoutchouc humide. Celui-ci avait été fixé à environ 150 F CFA au lieu de 300 F CFA sur l'ensemble de l'année 2009.
En outre, de nombreux investissements devraient être réalisés au cours des dix prochaines années. L'extension de 6 000 hectares de plantations de palmiers à huile, et de 4 000 hectares d'hévéas à Mitzic, Bitam et Kango est notamment prévue. Un renforcement du programme de plantations villageoises est également à l'ordre du jour, afin d'impliquer encore davantage les populations rurales dans le développement de ces projets.
Legabon.org - 23 juillet 2010
Gabon des services : Les infrastructures de transport à l'heure de l'émergence
Alors que fleurissent actuellement de nombreux projets de développement pour le Gabon Emergent sur l'ensemble du territoire gabonais, le domaine du transport n'échappe à la règle. Focus sur ce secteur en plein essor…
LE RÉSEAU ROUTIER
Construction de la route Libreville – Franceville
C'est à la faveur de son discours à la Nation à la veille du Cinquantenaire de l'Indépendance que le Président Ali Bongo Ondimba a annoncé le lancement de la construction de la route qui reliera la capitale Libreville au chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, Franceville. Cette route, longue de plus de 650 km, traversera le pays d'est en ouest en passant par au moins 5 des 9 provinces que compte le Gabon.
« J'ai décidé de lancer la construction de ce qui constitue l'épine dorsale de notre économie, c'est-à-dire la route Libreville-Franceville, dont le financement vient d'être acquis, grâce à un partenariat avec des pays émergents qui croient à la capacité économique du Gabon de se hisser parmi eux », a expliqué le Chef de l'Etat
Projet de construction de l'axe Lalara - Koumameyong - Ovan
Les techniciens du Ministère de l'Equipement, des Infrastructures et de l'Aménagement du Territoire ont récemment présenté les modalités de ce projet aux entreprises soumissionnaires, après qu'un appel d'offres ait été lancé le 11 juillet.
Ce chantier comprend la réalisation de deux sections d'une route de 9 mètres de large et longue d'environ 114 km, soit 63 km entre Lalara et Koumameyong et 51 kilomètres entre Koumameyong et Ovan. Il devrait démarrer en février 2011 après la signature des marchés pour une durée de 24 mois, pour un montant de 131 milliards de francs CFA.
Entrant dans le cadre du Programme d'Aménagement du Réseau Routier (PARR), la réalisation de cet axe routier est financée par la banque Islamique de Développement (BID).
Construction de la route Tchibanga-Mayumba et du pont de la lagune Banio
Déjà le 16 juillet dernier, le Président s'était rendu à Mayumba pour y lancer la construction de la route reliant cette localité à Tchibanga, et du pont sur la lagune Banio qui constitue une frontière naturelle entre la presqu'île de Bana et le continent. Ces importants chantiers ont pour but de désenclaver la région de Mayumba, ce qui permettra de faciliter le transport des personnes et des marchandises et donc de relancer l'activité socio-économique.
LES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT
Mise en place d'une liaison maritime entre Libreville et Port-Gentil
La Compagnie de Navigation Intérieure (CNI) a mis en place un service de transport maritime qui permettra de relier la capitale politique et administrative, Libreville, à la capitale économique du pays, Port-Gentil. Jusqu'à présent, seul l'avion permettait de rejoindre Port-Gentil, située sur une presqu'île enclavée.
Cette liaison maritime permettra aux populations gabonaises de voyager à moindre frais. En effet, l'aller-retour entre Libreville et Port-Gentil peut à présent être effectué à un coût de 50 000 francs CFA, contre 128 000 en avion, en classe économique.
Réorganisation de l'ANAC
Enfin, le domaine de l'aviation devrait bénéficier d'un nouveau souffle puisque le gouvernement a adopté le 12 août un projet d'ordonnance pour la réorganisation de l'Agence Nationale de l'Aviation Civile (ANAC) afin d'en améliorer le fonctionnement et l'efficacité.
L'ANAC a pour mission la mise en œuvre de la politique aéronautique et la surveillance de l'aviation. Elle veille à la sûreté et à la sécurité aérienne, et assure un développement durable de l'aviation civile gabonaise.
Legabon.org, Le 24 août 2010
Gabon des services : Lancement d’un appel d’offres pour l’attribution de la licence de téléphonie 3G
Un appel d’offre a été lancé lundi 12 juillet pour l'attribution de la licence de téléphonie mobile de troisième génération (3G), suite à une annonce du Ministre de la Communication Laure Olga Gondjout, mercredi 7 juillet.
Laure Olga Gondjout a procédé à cette annonce à l'issue d'une réunion de la commission d'attribution de la licence de téléphonie 3G, à laquelle participaient des experts de la téléphonie mobile ainsi que le Ministre du Budget Blaise Loembe, et le Directeur adjoint de l'Agence de Régulation des Télécommunications (ARTEL), Stanislas Okouma.
La 3G sera utile aussi bien aux particuliers, qui pourront accéder plus facilement à l'information, qu'aux entreprises, qui pourront procéder à des transactions via Internet en attendant l'arrivée de la fibre optique. En effet, cette technologie « rend disponible l'accès à la large bande avant la construction d'une infrastructure fixe idoine. (...) En attendant la construction du réseau large bande en fibre optique pour accéder au haut débit, la norme 3G va pallier l'insatisfaisante couverture du territoire national par l'Internet », a expliqué le Ministre de la Communication.
" Outre les nouveaux postulants, seuls seront éligibles au processus (...) les opérateurs du secteur s'étant acquittés de la totalité des droits de licence de la téléphonie cellulaire de deuxième génération (2G) au 31 décembre 2009", a-t-elle ajouté.
Quatre opérateurs de téléphonie mobiles sont actuellement présents au Gabon: Zain, repris récemment par la société indienne Bharti Airtel qui prévoit déjà d'investir plus de 50 milliards de francs CFA pour développer son activité au Gabon, Libertis, Moov et Azur.
Cet appel d'offre, qui vise l'amélioration de l'offre de services dans le domaine de la téléphonie mobile, concrétise une fois de plus l'ambition du Président Ali Bongo Ondimba de créer un Gabon des services à forte valeur ajoutée, dans le cadre de son projet de Gabon Emergent.
Le secteur des télécommunications est en pleine effervescence au Gabon. Le 5 juin dernier, le gouvernement et la société Alcatel ASN ont signé une convention pour le déploiement du câble ACE le long de la côte ouest africaine.
Legabon.org - le 12 juillet 2010
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