De nouvelles opportunités pour la filière bois
L’interdiction d’exporter des grumes a été prise dans le but de favoriser la transformation locale du bois et permettra la création de nombreux emplois qualifiés, de se doter d’une industrie innovante et de pointe et, un regain de vitalité pour l’économie nationale. Premiers exemples de réussite...
Le gouvernement gabonais a accordé un délai de trois mois aux professionnels du bois pour solder leurs stocks de bois dont les taxes et redevances douanières ont déjà été payées.
Rappelons que l'interdiction d'exporter des grumes, annoncée le 5 novembre, a été prise par le président Ali Bongo Ondimba dans le but de favoriser la transformation locale du bois dans le cadre de l'émergence du « Gabon vert » et du « Gabon industriel » permettant ainsi la création de nombreux emplois qualifiés, de se doter d'une industrie innovante et de pointe et, un regain de vitalité pour l'économie nationale.
En effet, la quasi-totalité de la production forestière était exportée sous forme de grumes. La loi prévoyait normalement que 75% des grumes devaient être transformées au Gabon en 2012 : les analyses montrent que seules 25 à 35% sont transformées à deux ans de l'échéance.
Des mesures adoptées pour répondre aux besoins des professionnels
Réunis le 5 février dernier autour du ministre de tutelle, Martin Mabala, les opérateurs économiques de la filière forestière ont été avisés du délai supplémentaire de 3 mois accordé pour solder leurs stocks de bois, dans le cadre de l'interdiction d'exporter des grumes. Cette décision doit permettre aux exploitants forestiers d'honorer les commandes de grumes dont les taxes et redevances douanières ont d'ores et déjà été payées.
Les autorités gabonaises ont estimé qu'il aurait « été impossible d'évacuer au 31 décembre 2009 les plus de 500 000 mètres cube de grumes existants abattus avant le 1er janvier ». La Société d'Exploitation des Parcs à Bois du Gabon (SEPBG) est donc autorisée à évacuer son stock se trouvant dans les parcs et/ou ports en échange de bons à embarquer, délivrés par les services douaniers.
La Société nationale des bois bénéficiera quant à elle d'une mesure exceptionnelle lui octroyant le droit d'évacuer « ses produits à destination des bénéficiaires dans un délai de trois mois à compter de février courant ». Toutefois, cette mesure ne concerne pas le bois coupé avant le 1er janvier.
Le Premier ministre gabonais, Paul Biyoghé Mba, avait affirmé que le Gabon devait “engager immédiatement l'industrialisation de la filière du bois”, et l'interdiction d'exporter le bois en grumes, décidée en novembre, en est le moyen. […] Il y a aura des mesures d'accompagnement sur le plan législatif, fiscal, douanier, économique. Il faudra aider les opérateurs économiques de la filière”.
Un avenir prometteur pour la filière bois au Gabon et créateurs d'emplois qualifiés
Le ministre Martin Mabala a répondu aux inquiétudes quant à l'avenir de la filière bois au Gabon : « Nous avons le forum de la forêt cette semaine. A cette occasion, nous allons faire le bilan de la gestion forestière et relancer le débat afin qu'ensemble, nous trouvions un terrain d'entente qui nous permettra de regarder l'avenir en confiance. »
A la publication de la loi sur les exportations des grumes, le président Ali Bongo Ondimba avait par ailleurs annoncé que des mesures d'accompagnement seraient mises en place afin d'aider les industriels du secteur.
L'engagement du gouvernement gabonais est à la hauteur du potentiel que représente le secteur forestier pour l'économie gabonaise. Rappelons que le bois est le premier employeur du secteur privé, avec environ 15 000 emplois directs et 5 000 emplois indirects, selon le ministère des Eaux et Forêts.
Au-delà de son apparente coercition, cette loi favorisera la transformation in situ du bois gabonais et le développement de l'exportation de produits transformés finis et semi-finis à haute valeur ajoutée et, mettra en exergue le savoir-faire des exploitants forestiers gabonais et des industriels à valoriser les matières premières par une industrie innovante et de pointe. Ceci ouvre de nouvelles opportunités pour le secteur ainsi que pour le pays lui donnant ainsi une longueur d'avance sur les pays du Bassin du Congo en devenant le site de transformation majeur du bois dans la sous région et donc un marché potentiel plus important.
La politique de l'Emergence conduite par le président Ali Bongo Ondimba et son gouvernement dans le secteur bois sera une référence dans les pays du Bassin du Congo. L'Emergence du Gabon fera indirectement l'Emergence de l'Afrique.
Premiers exemples de réussite
Premier exemple de réussite, Rougier, entreprise française qui possède 3 usines de premier plan au Gabon, entend mettre sa maîtrise de la filière bois et de la création de valeur ajoutée au service de la transformation locale. Cette entreprise possède l'atout majeur d'avoir obtenu en 2008 la certification FSC, ce qui lui permet de vendre ses grumes à des industriels locaux répondant à la demande croissante de produits certifiés issus de forêts gérées durablement.
La société Plysorol, fabricant de contreplaqué, projette également de s'adapter à la mesure en équipant ses filiales gabonaises de machines pour la transformation du bois : « La décision du président gabonais est une bonne nouvelle. Nous disposerons de dérouleuses là-bas et nous continuerons à dérouler le bois au Gabon, ce que n'avaient pas prévu d'autres intervenants de la filière », a annoncé François Wu, industriel chinois qui a repris l'entreprise en avril 2009.
L'exportation de produits « made in Gabon » à haute valeur ajoutée sera l'unes des concrétisations de l'émergence du « Gabon vert » et du « Gabon industriel » promis par le président Ali Bongo Ondimba.
Legabon, le 9 février 2010
Intensification de la coopération entre la Chine et le Gabon
Lors du 14ème sommet de l'Union Africaine ouvert le 31 janvier dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, Ali Bongo Ondimba a affirmé à la presse chinoise son désir d'intensifier les échanges bilatéraux entre Libreville et Pékin...
La Chine, partenaire privilégié du continent depuis les années 2000 a fait montre de ses bénéfices en termes de commerce extérieur et d’apports de capitaux étrangers.
Le Gabon a su cristalliser ces avantages et les maximiser pour son développement économique. Précurseur en Afrique de cette sino-ouverture, le gouvernement gabonais a célébré en 2005 ses 35 ans d’alliance avec l’Extrême Orient.
Porté par cette longue et fructueuse coopération initiée sous la présidence de son père, feu Omar Bongo Ondimba, le président Ali Bongo Ondimba n’aura de cesse de mettre à l’honneur ce partenariat économique.
Lors du 14ème sommet de l'Union Africaine ouvert le 31 janvier dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, Ali Bongo Ondimba a affirmé à la presse chinoise son désir d'intensifier les échanges bilatéraux entre Libreville et Pékin : "La Chine, depuis ces dernières années, constitue l'un des plus puissants partenaires de l'Afrique.(…) Nous sommes convaincus que ce partenariat exige d'être consolidé", a déclaré l’actuel président, estimant que "l'Afrique a besoin de la Chine et que la Chine a besoin de l'Afrique".
On en veut pour preuve le volume du commerce bilatéral entre les deux pays qui a été multiplié par quatre de 2005 à 2008 pour atteindre 1,93 milliards de dollars américains.
Soucieux de prioriser le développement des TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) et conscient des répercussions positives sur le tissu économique et social du Gabon, Ali Bongo Ondimba met en exergue le partenariat avec la Chine afin de panser la fracture numérique du Gabon d'ici 2016.
"Le secteur des TIC est très important car (…) je suis convaincu que le développement de l'Afrique ne peut pas être réalisé si nous n'avons pas d'outils appropriés, dont les TIC" a expliqué Ali Bongo Ondimba.
Le rôle de la Chine dans le développement économique du Gabon devrait donc se voir intensifié dans un futur imminent.
Le projet phare de la coopération sino-gabonaise, l’exploitation du gisement de fer de Bélinga, sera un bon test pour apprécier la solidité de ce partenariat à long terme. En effet, le nouveau gouvernement gabonais a estimé qu’il serait peut-être nécessaire de renégocier le contrat.
Pour en savoir plus :
NTIC : Le ministre de la Communication s’engage à initier les Gabonais aux TIC
NTIC : Accord entre le CEA et Microsoft pour le développement des TIC
Legabon.org, le 5 février 2010
Accord entre le CEA et Microsoft pour le développement des TIC
Le 1er février dernier, Microsoft et la Commission Economique des nations unies pour l’Afrique (CEA) ont signé un accord visant à booster l’économie africaine par le biais des TIC...Du 31 janvier au 2 février dernier, Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, était à l’heure de l’Internet.
En effet, lors du 14ème sommet de l’Union Africaine, les chefs d’Etats africains étaient réunis autour d’un thème prometteur d’innovation : « Technologie de l’information et de la communication : défis et perspectives pour le développement ».
La promotion des TIC en Afrique est une clé de voûte pour l’ensemble des gouvernants africains. Dans cette mouvance de connectivité, la CEA et Microsoft ont signé un accord pour la promotion et le développement des Technologies de l'Information et de la Communication sur l’ensemble du continent africain. L’engagement explicite de Microsoft dans cette démarche favorisera la mise en place d’une administration numérique pour le continent africain.
« La technologie est un outil susceptible de stimuler la compétitivité des investissements étrangers ainsi que la croissance sur le continent africain » a déclaré le secrétaire exécutif de la CEA, Abdoulie Janneh.
Dès lors, les nouvelles technologies apparaissent comme la pierre angulaire pour dynamiser les potentialités de développement économique en Afrique.
Le Gabon, au travers du président Ali Bongo Ondimba et de son projet de « Gabon émergent » s’inscrit dans cette volonté continentale allant même jusqu’à l’anticiper.
En témoigne le protocole d’accord sur l’économie numérique signé le 3 décembre dernier à Libreville entre Microsoft et le gouvernement gabonais. Le Gabon a donc quelques Go d’avance : le gouvernement gabonais a d’ores et déjà prévu le déploiement de la fibre optique sur Port-Gentil.
Soucieuses de l’accessibilité par le plus grand nombre aux nouvelles technologies, les équipes de la ministre gabonaise de la Communication, de la Poste et de l’Economie numérique, Laure Olga Gondjout, se penchent déjà sur les coûts d’accès jugés trop élevés par les Gabonais.
Pour le président Ali Bongo Ondimba, la mise en place des infrastructures haut débit est un soutien inaliénable au développement économique. Les NTIC sont inhérentes à la bonne gouvernance gabonaise.
En savoir plus : « Partenariat entre le gouvernement gabonais et Microsoft pour le développement de l’économie numérique »
Legabon.org, le 5 février 2010
Le gouvernement s'engage pour l’économie numérique
Au terme du 14è sommet de l’UA axé sur le thème « Les Technologies de l’Information et de la Communication en Afrique », la ministre de la Communication et de l’Economie Numérique, Laure Olga Gondjout, a précisé que son département se donnera tous les moyens nécessaires pour déployer les technologies de l’information et de la communication sur l’ensemble du territoire national...
Le développement de l'Internet haut débit est une des exigences du projet de « Gabon émergent » porté par le président Ali Bongo Ondimba, qui va contribuer au développement économique global du pays.
Au terme du 14è sommet de l'Union Africaine (UA) axé sur le thème « Les Technologies de l'Information et de la Communication en Afrique », la ministre de la Communication, de la Poste et de l'Economie Numérique, Laure Olga Gondjout, a donc réaffirmé sa volonté d'initier les Gabonais aux Technologies de l'Information et de la Communication (TIC).
Aussi, la ministre a précisé que son département se donnera tous les moyens nécessaires pour déployer les technologies de l'information et de la communication sur l'ensemble du territoire national.
Rappelons que parmi les grands projets TIC de 2010 figure le déploiement de la fibre optique allant de Libreville à Mayumba avec une boucle sur Port-Gentil. Mme la ministre a rappelé que « le président de la République, dans le cadre du « Gabon des services » accorde une importance capitale à la création de la zone franche de l'île de Mandji de Port-Gentil ». Le gouvernement compte bien maximiser par anticipation le potentiel de la dite zone franche.
Dans un deuxième temps, la ministre a révélé que la deuxième boucle apportera une meilleure connexion aux pétroliers dans la région de Gamba, autre pôle de développement économique situé dans le sud de la province de la Nyanga. Il s'agit pour le moment d'une démarche prospective.
Laure Olga Gondjout a également abordé le coût d'accès à Internet, jugé trop élévé par l'ensemble de la population gabonaise, affirmant « qu'une réflexion est menée en ce moment avec les différents opérateurs pour démocratiser l'utilisation de ces nouvelles technologies ».
Libreville accueillera ainsi, à la mi février, le salon de l'économie numérique.
Porte-parole de la politique du président Ali Bongo Ondimba, la ministre a clairement souhaité que la formation et l'information aux nouvelles technologies englobent les différents secteurs de l'économie.
Legabon, le 3 février 2010
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