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Dossier spécial sur
l’économie forestière



Création d’un Observatoire de l’économie forestière

Le Ministre d’Etat de l’Economie Forestière, des Eaux, de la Pêche et des Parcs Nationaux, Monsieur Emile Doumba a annoncé la création d’un Observatoire Economique de la filière Bois qui devra aider les autorités publiques et le secteur privé à prendre leur décision dans le cadre des futures négociations fiscales, de politique de quotas à l’exportation de grumes ou l’attribution de nouveaux permis forestiers.

L’Observatoire répertoriera les données économiques de base (production, exportations, chiffres d’affaires, consommations intermédiaires) afin de jauger la contribution réelle de la filière bois dans l’économie nationale.

Il sera réalisé grâce au concours de 3 grands centres d’analyse économique : l’Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT), du Centre International de Recherches Agronomiques et de Développement (CIRAD), ainsi que de l’Institut National de Recherches Agronomiques (INRA).

NOVACOM Associés – Début novembre 2007



Des opérateurs économiques italiens souhaitent engager des partenariats avec des entreprises locales

Des entrepreneurs italiens sont venus au Gabon, du 21 au 26 octobre derniers afin de rencontrer leurs homologues gabonais, notamment à Essassa, Lambaréné et Port-Gentil, pour leur acheter de nouvelles essences de bois. Ils se sont aussi engagés à les aider sur le plan de l’assistance technique et de la formation.

Des entreprises italiennes sont déjà présentes au Gabon. L’Italie est le 5ème acheteur, ce qui représente 3,2% des exportations de bois au Gabon. Cette mission est une excellente opportunité pour la filière bois de se diversifier économiquement.

Le bois est effectivement une ressource essentielle pour l’économie gabonaise. Ce secteur est d’ailleurs en net essor, il est le 1er employeur privé. L’okoumé, essence dont les qualités sont inégalées pour l’industrie du déroulage (production de contreplaqué), représente plus du quart de la ressource (100 millions de m3). La Guinée équatoriale et le Congo Brazzaville sont les deux seuls autres pays produisant cette essence en Afrique Centrale. Parmi les 400 autres essences connues et considérées comme exploitables, seules 80 sont commercialisées et regroupées sous le vocable « bois divers ». Les 10 premières essences représentent à elles seules plus de 70% des volumes de bois divers exportés.

NOVACOM Associés – Début novembre 2007



Le Gabon, premier pays africain à participer au PEFC, programme international de certification forestière

Le Gabon est le premier pays africain à participer au PEFC, un programme international de certification forestière qui vise à assurer la gestion durable des forêts. Le Gabon devient le 30ème membre du PEFC, au sein d’un Conseil largement dominé par l’Europe et les Etats-Unis. Les deux seuls autres représentants de la forêt tropicale sont le Brésil et la Malaisie.

« Le Gabon possède plus de 10 millions d’hectares de forêts et exploite commercialement une large gamme de bois tropicaux africains. Nous sommes convaincus qu’en participant au PEFC nous pourrons répondre à la demande de plus en plus forte en bois tropicaux à l’origine certifiée », assure Rose Ondo, Présidente du collège gabonais du PEFC.

L’effort de diversification forestière du Gabon, entrepris pour promouvoir l’exportation de produits du bois rentables au lieu des grumes non transformées, donne d’excellents résultats. Entre 2005 et 2006, seize scieries dédiées au placage et au contre-plaqué ont été créées. Les emplois sont passés de 14 935 en 2005 à 15 337 en 2006.

Le bois, comme le pétrole et le manganèse, est un poste essentiel pour le Gabon : il représentait 9,1 % des revenus d’exportation en 2006. La Chine (60 %) et la France (12 %) sont ses clients principaux. Les bois équatoriaux sont très recherchés dans le monde et les forêts exploitables couvrent 76 % de la surface du Gabon. L’okoumé, une variété d’acajou, est le principal bois exporté.

La suppression du monopole de la Société nationale des bois du Gabon en 2006 a introduit une plus grande liberté dans l’industrie forestière. Des quotas d’exportation ont également été imposés pour obliger les entreprises forestières à fournir un plus grand volume de produits manufacturés. L’objectif du gouvernement est d’atteindre les 75 % d’ici 2012.

Source : Gabon Magazine


>> Les derniers chiffres de la filière bois (pdf 198k)

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