Depuis quelques semaines, il fait un tabac dans les instituts français africains. Le spectacle « Rage » met en vedette six danseurs africains, dont le Gabonais Djaroule Mvou, en abordant tous les genres, du hip-hop au krump en passant par la danse contemporaine et traditionnelle.
République Centrafricaine, Mali, Comores, Congo, Burkina Faso et Gabon… Un point commun ? Les 6 nationalités représentées dans « Rage », pardi ! Ce spectacle proposé au public en Afrique et bientôt en Europe est signé Anthony Egea, un chorégraphe de talent qui dirige la Compagnie Rêvolution. De quoi parle-il ? « C'est une fenêtre ouverte sur l'Afrique contemporaine avec leur rage, leurs préoccupations, leurs centres d'intérêts (des danseurs) », confie Anthony Egea.
« Rage » est un mélange de cultures africaines… mais aussi de danses. Le krump, qui est apparue dans les quartiers de Los Angeles dans les années 80, est très présent. « L'idée, c'était de faire un spectacle avec le krump, mais d'incorporer le hip-hop avec de la danse contemporaine et la danse traditionnelle que chacun des danseurs a en lui », explique le chorégraphe. « Je voulais amener le hip-hop là où on ne l'attend pas. »
Parmi les six danseurs de talent, on découvre un Gabonais, Djaroule Mvou, 27 ans. Né à Moanda, il est passionné par la danse depuis l’âge de 13 ans. Après des années de galère où il s’est produit un peu partout, ce touche-à-tout – il maîtrise le hip-hop pur, les acrobaties et les mimes - a tapé dans l’œil d’Anthony Egea. « Il a un talent incroyable », affirme ce dernier. Il s’épanouit aujourd’hui aux côtés des autres danseurs.
Pour découvrir le spectacle « Rage », rendez-vous en 2013 un peu partout en France et en Europe.