Tous les gabonais pleurent la disparition de la première Dame du Gabon : Madame Edith-Lucie BONGO ONDIMBA
L'épouse du chef de l'Etat gabonais et fille aînée du Président congolais Denis Sassou Nguesso, Edith-Lucie Bongo Ondimba, est décédée à l'âge de 45 ans, ce samedi 14 mars, à Rabat au Maroc où elle était hospitalisée.
Avant d'être inhumée au Congo, le corps de la première Dame du Gabon transitera par le Gabon où elle est attendue à Libreville, ce 18 mars à 15h00, pour un dernier hommage.
"A la demande de la famille Nguesso et dans le souci de s'en tenir au strict respect des us et coutumes Mbochis (ethnie de la défunte), les familles Bongo Ondimba et Sassou Nguesso ont décidé, après concertation, que les obsèques se dérouleront au Gabon et au Congo et que l'inhumation se fera à Edu, terre ancestrale de feue docteur Edith-Lucie Bongo Ondimba", selon le communiqué du gouvernement.
Selon le programme officiel des obsèques, après les honneurs à l'aéroport international Léon Mba et une première nuit marquée par une veillée au palais de la présidence de la République, au bord de mer, Edith-Lucie Bongo Ondimba recevra toute la journée de jeudi l'hommage de la nation.
"Le gouvernement appelle les populations gabonaises, en particulier celles résidant à Libreville, à réserver un accueil exceptionnel et dans le calme, à la dépouille mortuaire de la première Dame, Madame Edith-Lucie Bongo Ondimba en hommage à l'œuvre émérite qu'elle a accomplie au service du peuple gabonais".
Elle avait été admise à la clinique royale de l'hôpital militaire Mohammed V de Rabat au début du mois de février, où elle s'est éteinte ce samedi 14 mars, à 16h20 (GMT à Rabat au Maroc).
Dès l'annonce du décès, le gouvernement gabonais a décrété un deuil national sur l'étendue du territoire jusqu'à ces obsèques, les drapeaux ont été mis en berne, "en reconnaissance de ses actions réalisées en faveur des populations gabonaises"
Née le 10 mars 1964 à Brazzaville, Edith-Lucie Bongo Ondimba est devenue l'épouse du chef de l'Etat gabonais, en 1990, avec lequel elle a eu deux enfants.
Titulaire d'un doctorat en médecine et d'une spécialisation en pédiatrie, c'est une mère de famille dévouée à la cause de l'enfance en difficulté et qui a consacré sa vie aux œuvres caritatives et aux actions humanitaires, qui vient d'être arrachée à l'affection des siens.
Elle a créé, en 1996, la Fondation Horizons Nouveaux, une institution destinée à aider les enfants en détresse et les handicapés. Cette œuvre de bienfaisance a été suivie par la création du Lycée Michel Dirat et de la Polyclinique El Rapha (structure sanitaire de référence dont elle présidait le conseil d'administration).
Elle était également fermement engagée dans la lutte contre le SIDA - elle a assuré avec force et ardeur la toute première présidence de l'Organisation des Premières Dames d'Afrique contre le SIDA (OPDAS) de 2002 à 2004 et s'est ensuite consacrée à la promotion de l'antenne gabonaise afin de mobiliser des fonds en faveur des femmes et des enfants victimes du SIDA.
La première Dame du Gabon était également membre de l'association Médecins du Monde, une ONG pour laquelle elle a présidé le bureau au Gabon. Elle a également été Présidente d'Honneur de la Société Gabonaise de Pédiatrie et de la Société Française de Médecine.
Madame Bongo Ondimba s'est vue décerner la Légion d'Honneur française et la Médaille de Reconnaissance des laboratoires Mérieux.
Dynamique et très engagée sur le front social et aux côtés de son mari, elle a été élue en juillet 2003 Présidente d'Honneur de l'Union des Femmes du Parti Démocratique Gabonais (UFPDG).
Les messages de condoléances sont parvenus massivement de la communauté internationale à l'attention des familles présidentielles gabonaises et congolaises, en hommage à Edith-Lucie Bongo Ondimba.
Nous vous invitons à laisser un témoignage de condoléances et de sympathie à l'attention des siens Cliquez ici
Legabon.org, le 18 mars 2009